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Le parfum de la framboise avait maintenant disparu au delà des sentiers forestiers.
Alors seul la soif comptait, je me remis en position défensive, mais cette fois si j'avais bondis sur celui qui avait fait fuir ma proie, j'essayais de le griffer. Je voyais son expression ébahie sous mes gestes. Alors Tracey, est-tu choqué par la chose que je suis devenue ? Que tu ma fait devenir ?
Il se laissait faire, n'éprouvait aucune souffrance. Pas comme ce qu'il m'avait fait éprouvé. J'essayais d'entailler sa peau dure. Mais rien n'y fit, il me regardait toujours comme si c'était la première fois qu'il me voyait.
J'essayais une dernière fois de lui infliger le plus de mal possible en le mordant. Et cette fois une entaille profonde s'incrusta dans la peau. Je grimaçai, le goût était horrible. Un mélange de sel et de caoutchouc glacé à vous en donner la nausée. Il se retenait de rire devant ma grimace. Je ne recommençai pas. C'était impossible même si je désirais le tuer, je ne pouvais pas. Je resta accroupi sur lui, je le regardais . Détaillant chaque petit centimètre carré de sa peau parfaite avec ma nouvelle vision. Ses longs cils recourbés, ses yeux noirs taillés en amande, a moitié caché par des mèches de cheveux couleur charbon dégoulinant. Son nez parfaitement droit, ses lèvres pulpeuses et rose pâle. Sa peau d'une pureté dépassant l'imaginable, les gouttes d'eau tombant et roulant sur sa peau comme des larmes qu'il ne pourrait pleuré. J'étais subjugué par sa beauté. Comme si je le voyais pour la première fois de ma vie.
- Tracey, avait je murmuré.
Il me sourit, sourit de ce sourire que j'aimais, qui anesthésiait une à une mes pensées,me déconnectait de cette réalité. Je l'avais attaqué. Comment avais je-pu, alors que j'étais aveuglément entiché de cet homme. Je ne sais pas combien de temps nous restâmes à nous dévisager l'un comme l'autre. Mais c'était étrangement bon, comme avant, comme il y a à peine quelques jours.
- As tu toujours l'intention de me tuer ? Me dit-il avec un ton plein de malice.
- Un jour, sûrement. Lui répondis je d'une voix qui n'était pas mienne, autrefois.
Cette voix la était étrangement séduisante, cela frôlait l'indécence d'ailleurs.
Je me releva et m'allongea à coté de lui dans l'herbe humide, l'eau tombait sur moi en cascade. Mais sa ne me gênait pas au contraire, sa faisait du bien, je fermais les yeux. Écoutant les moindres bruits de la nature qui m'entourait; les oiseaux, la cascade à une centaine de mètres, l'herbe balayé au gré de la brise. Et son souffle a coté de moi. J'avais besoin de savoir, qui étais-je? Que se passerait t-il maintenant ?
- Que pense tu Jade ? Me demanda t-il réellement intéresser.
- Je ... Je pense à moi , évidemment. Je suis un monstre. Lui répondit-je.
Son sourire joyeux s'envola pour en laisser un triste à la place.
- De cette nuit là, de quoi te souvient tu ? Me questionna t-il.
Je cherchais au plus profond de ma mémoire, aucune image, juste quelque bruit. Un cri, le mien. C'était surtout ce que je me souvenais. Et d'autre bruit bizarre.
- Pratiquement rien.
- Est-ce que je peut te dire ce qui c'est réellement passer ou préfère tu attendre un peu ?
Sa voix était pleine d'inquiétude, allais-je bondir sur lui et le tuer cette fois ? Ou alors m'enfuir à l'autre bout du monde avec ma peine ?
- Non, sa ne servirait à rien, dis moi tout.
- On sortait du cinéma toi et moi, je te ramenais à ta maison. J'étais tellement heureux d'être avec toi que j'en étais presque euphorique. Que pouvait-il t'arriver alors que tu étais avec moi ? Rien. C'est ce que je pensais, mais j'ai eu tord.
Sa voix se transforma en un gémissement douloureux. Je le pressa de continué, je voulais savoir pourquoi lui si fort et si indestructible n'avait pas été capable de me protéger moi, simple humaine.
- Il était la, nous attendait, t'attendait. Tout s'est passer si vite, je me suis battu avec lui et j'ai fait une erreur. Je ne penserais pas qu'il serait deux. Je ne l'ai pas vu arriver et il t'a mordu, il voulait étancher sa soif. J'ai lâché le premier et me suis précipité sur toi, toi qui mourrait entre les mains de ce ...
Il tressailli de colère à la pensée de ces deux êtres, de ceux qui m'avaient volé ma vie. Comment avais-je pu penser que celui que j'aimais était à l'origine de cette horreur.
- Je les ai tué tout les deux, ma colère était immense et je ne savais pas quoi faire,aveuglé par la rage. Je t'ai ramené chez nous, sachant ce qui t'attendrait. Tu as souffert comme nous tous. Je devenais fou à t'entendre hurler ta douleur ...
- Attends attends. L'interrompis-je. Tu veux dire que j'ai hurlé, mais je ne m'en suis même pas rendu compte.
- Laisse moi finir. Lâcha t-il exaspéré. Tu me posera toutes les questions que tu veux après.
J'acquiesçai. Les questions se bousculant au fur et à mesure. Je me concentrai pour écouter la fin de son récit, et mis mes questions de coté dans un coin de mon cerveau, ce qui ne fut pas difficile.
- Deux jours après que tu as été mordu, ton c½ur a rendu son dernier battement, alors ta transformation était finie. Mais le temps que nous franchissions la porte, on te voyait déjà atterrir dans les arbres. Je t'ai suivis, et j'ai sentis ton parfum et la, il s'est produit quelque chose d'étrange.
Il me regarda en fronçant les sourcils, comme si tout ceci n'était pas déjà étrange.
- Il y à eu une deuxième odeur, la même que toi, framboise et lilas.
Je ne comprenais pas ou il voulait en venir, je ne savais même pas que je sentais la framboise et le lilas ... Qu'est ce qu'il y avait d'étrange à avoir la même odeur naturelle qu'une autre personne.
- Et qu'est que sa signifie ? Est-ce rare ? Lui demandait-je
- Je ne sais pas trop, j'ai une théorie, mais bon je ne suis jamais tombé sur ce cas la. Je vais faire des recherches, je t'en parlerai peut être après.
Je ne comprenais plus rien dans quel monde était-je tomber ? Moi qui croyais être une fille des plus banales.
- D'accord, si tu veux. Et je peux te poser mes questions maintenant ? Demandais-je avidement.
- Oui mais d'abord allons chasser. Ta soif doit être intense non ?
Pendant que nous parlions, la soif avait été quelque peu estompé par mon empressement à connaître mon histoire. Mais maintenant que je n'avais plus rien sur quoi me concentré, cela était plus dur. Je hocha la tête.
- Alors viens avec moi.
Je le suivis, il m'entraina plus profondément dans la forêt. Nous chassâmes, et je dois dire que je n'excellai pas vraiment dans la manière de chasser gracieusement, bien sur mes proies ne m'échappait pas, mais le sang s'étalait sur moi, la boue ... Une fois que je fut, en partie, rassasié. Nous retournâmes lentement, ce qui était rare pour un vampire, vers sa maison.
- Demande moi ce que tu veux savoir maintenant. Mais tu dois comprendre que je ne répondrais pas à certaines questions.
- Hum . . . Oui je peut comprendre ça. Alors déjà, quand tu dis nous ? Qui d'autre vit avec toi ?
- Disons que c'est ma s½ur, elle s'appelle Isaline. Mais je ne m'attendais pas à ce que tu me poses cette question en premier.
J'étais assez surprise, il avait une s½ur qui n'était pas sa s½ur.
- Quel question voulait tu que je te pose ?
- Qu'est ce que nous sommes ? Par exemple.
- C'est vrai que c'est une des questions que je voulais te poser. Alors que suis-je devenu ? Qui est tu ? Je pense savoir mais je ne suis pas sure.
- Alors dis moi, qui pense tu être ?
Serait-je assez forte pour affronter ce mot ? Ce mot qui dans mon esprit était barré, tabou. Je le devais sinon comment accepter qui j'étais.
- Cette soif de sang, une morsure et toutes ces choses différentes maintenant, ma vue, ma voix, mon odorat, mon ouïe. Tout a changer. Je pense donc à un ... vampire
Grand silence. Il s'assit sur le sol boueux et trempé. Je m'accroupis devant lui craignant d'avoir fait une bêtise. Je prit sa main et la serra, fort.
- Tu me serres un peu trop. Me dit-il doucement avec un sourire.
- Oh, je suis désolé. . . Ai-je raison ? Sommes nous des vampires ?
J'attendais sa réaction, celle ci ne se fit pas attendre. Il me raconta son histoire.
- Nous sommes plus que trois dans le monde, certains d'entre nous sont solitaires, d'autres ont formés des clans. Nous ne savons pas d'où nous venons, ni qui nous sommes réellement. Nous hantons les contes et les légendes des humains. Et cela depuis des milliers d'années, on soupçonne même notre espèce de remonter au temps de l'Égypte ancienne, des hiéroglyphes trahissent notre présence à cette époque. Mais nous ne sommes sur de rien. Tout en nous est fait pour séduire notre proie, notre beauté, notre odeur, notre voix. Tu es d'ailleurs un bon exemple. Il y a maintenant un peu plus de 100 ans,j'ai été comme toi, mordu. Laissant derrière moi mon âme. Je ne me souvient plus très bien de ce qui s'est passer, car mes souvenirs d'humain s'estompent. Mais je sais que mon créateur n'avait pas prévu que je lui échappe. Il voulait que je rentre dans son clan, mais quelque chose l'a fait fuir cette nuit la. Je ne saurais jamais quoi, je suis rester trois jours à souffrir comme jamais je n'est souffert. Et puis ma transformation s'est achevée, alors j'ai commencé à assouvir ma soif, de nuit. Je traquais, et j'excellais dans cet exercice. Et un jour sur le chemin de ma traque, j'ai rencontré un autre vampire, Isaline, elle aussi allait chasser, mais elle, elle commençait à essayer quelque chose de différent. Elle ne voulait plus de sang humain. J'ai été assez étonné, le sang humain est quelque chose dont nous avons besoin, c'est la meilleure chose à nos yeux. Je te parle de cette histoire et celle ci s'est déroulé il y a à peine 20 ans. Et j'ai toujours un peu de mal à m'habituer.
- Tu as traqué toute ta vie ?
- Oui à peu près, j'ai beaucoup voyagé aussi. As tu d'autre question ?
- Qui sont ceux qui m'ont infligés ça ?
- Mon créateur, ils me traquent depuis quelques jours, il a retrouvé ma trace. Il veut que je retourne dans son clan, alors pour ça il me fait le plus de mal possible.
Il posa ses yeux sur moi, si j'avais appris qu'il avait tué. Dans ma vie d'avant, j'aurais pris mes jambes à mon cou. Mais cela ne me choquait pas. Combien de gens avait-il tué ? Des centaines, des milliers peut être ? Je ne voulais pas être comme ça, dire que je voulais tuer un humain tout à l'heure m'est devenue insupportable tout à coup.
Il se releva, je le suivis. On recommença à marcher, en silence, nous étions proche de la maison, je pouvais y entendre des bruits. Je n'avais pas vu a quoi l'impressionnante maison ressemblait de l'extérieur, celle ci était blanche, il y avait aussi de grandes vitres. Nous nous arrêtâmes sur le perron.
- Entre. Me dit-il. Elle nous attend avec impatience.
Je pressai la poignée de la porte, et entrai.
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J'espère que vous avez passez un noël mieux que le mien =)
Lâchez vos impressions sans retenue sur ce chapitre
Bonne fêtes à toutes et tous ...